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Homélie du 14ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 9 juillet 2017, par JMRoche

14ème dimanche du temps ordinaire A – Mt 11,25-30 ; Ro 8,9.11-13 ; Zac 9,9-10

Jésus remercie son Père de rejoindre en chaque humain le tout petit qu’il a commencé par être. Jésus affirme cela parce que des humbles et des pauvres l’accueillent comme fils de Dieu alors que ses plus farouches adversaires sont des savants - les scribes (exégètes), les docteurs de la loi (théologiens), les pharisiens (moralistes) - et les prêtres du temple de Jérusalem (les animateurs du culte).

Jésus constate qu’à son contact se découvre le tout-petit qui attend, parfois depuis fort longtemps, en chaque homme et chaque femme. Et il se découvre parce qu’en Jésus il entend le salut miséricordieux de son Père. Du coup, grâce à Jésus il se tourne vers lui et en devient un fils. C’est ainsi que Jésus Christ accomplit la figure de ce roi monté sur un ânon, annoncé par Zacharie, qui vient vers la fille qui attend en Sion, vers la fille qui attend en Jérusalem.

Mais le tout-petit est écrasé par un fardeau constitué de toutes ces choses qui s’empilent sur lui au fur et à mesure que nous avançons dans l’existence. Du coup, se tourner vers Jésus en tant que Christ, en tant que Fils de Dieu, et en partager le joug, c’est se re-situer, se re-positionner, dans l’existence pour que le tout-petit vive pleinement en partageant la dignité de Jésus. Nous avons en Zachée le prototype de ce mouvement. Accueillant le salut du Père venant chez lui en Jésus il abandonne facilement et simplement son argent et son pouvoir pour le suivre.

Paul désigne ce fardeau écrasant du nom de chair. Par-là entendons la pâte dans laquelle nous sommes pétris. Au commencement, elle est un nouveau-né tourné vers qui le nourrit et l’aime et par-là vers ce Père source de toute vie. Puis le nouveau-né est travaillé et construit par l’éducation et la culture. S’ouvrent à lui des perspectives qui le détournent plus ou moins du Père. C’est alors que la chair devient pécheresse. Mais dès que le Christ atteint en elle le tout-petit et que ce dernier accueille en lui le Salut du Dieu, s’ouvre alors en elle une porte à l’Esprit Saint qui lui donnera la force d’incarner à son tour l’amour du Père.

Le psaume nous invite à rendre grâce pour les œuvres du Seigneur. Parmi toutes ces œuvres en vos proches : l’accueil du salut du Père, l’irruption de l’Esprit Saint et la naissance d’un fils de Dieu incarnant l’amour du Père. Reconnaissez donc ces œuvres de Dieu et rendez-grâce.

Amen.

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