Accueil du site > Vie paroissiale > Homélies > Homélie du 15ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du 15ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 16 juillet 2017, par JMRoche

15ème dimanche ordinaire 2017 – Is 55, 10-11 ; Ps 64 ; Ro 8, 18-23 ; Mat 13, 1-23

Une foule immense écoute Jésus. Mais seuls les disciples entendent qu’il dit quelque chose d’important. Du coup ils lui demandent pourquoi il parle en parabole. Ne pourrait-il pas être plus clair ? Mais il leur répond qu’à eux seuls il est donné de connaître les mystères du Royaume et qu’il parle en parabole parce qu’on ne peut faire autrement que de se servir de ses oreilles pour entendre la parole à l’œuvre dans la création. Ainsi une parabole est un récit où il n’y a pas grand-chose à comprendre mais qui contribue à faire entendre l’œuvre de la parole en nos existences, œuvre que Jésus appelle ici les mystères du royaume. Les paraboles sont des sonars qui nous font entendre ces mystères autrement inaudibles dès lors que l’on observe nos existences à leur lumière.

Mais constatant la difficulté de ses disciples avec sa parabole, Jésus s’emploie à en affiner l’ouïe. Ainsi son explication de la parabole du semeur, qui est une nouvelle parabole, nous fait entendre que rien n’échappe à la parole et que celle-ci trouve des terrains plus ou moins accueillants mais qu’au bout du compte son travail est largement bénéficiaire. Pour quatre grains investis, dont trois sont perdus, le gain final est au minimum de trente ! Jésus confirme bien la parabole d’Isaïe selon laquelle la parole ne revient au Seigneur qu’après avoir donné du fruit. Mais il y ajoute de quoi évaluer les oppositions et résistances qu’elle affronte. Quand sommes-nous semblables à chacun des quatre terrains décrits en ces paraboles ? Quels fruits a donné la parole en nos existences quand elle nous a trouvés semblables à la bonne terre ?

Et plus le disciple ouvre ses yeux et ses oreilles à l’aide des paraboles pour observer les mystères du royaume ou, selon les mots du psaume 64, pour reconnaître comment le Seigneur visite la terre, l’abreuve, et la comble de richesse, plus il discerne comment s’ajuster sur l’œuvre du Seigneur. Cet accroissement de notre sensibilité à la parole peut s’appuyer sur toute la Bible car elle est un tissu de paraboles à notre disposition pour entendre la parole à l’œuvre en nos existences et notre monde ! Voilà pourquoi lire la Bible est indispensable pour vivre en fils de Dieu à la suite de Jésus, lui dont la sensibilité à la parole est telle qu’il l’incarne parfaitement et que de ce fait toute la Bible pointe en sa direction !

Saint Paul précise que nous vivons cette œuvre de la parole dans une contradiction. D’une part la création à laquelle nous appartenons par notre chair, la désire. D’autre part cette même création lui résiste. A cause de cette contradiction notre enfantement en tant que fils de Dieu se fait dans la souffrance. En effet, la défaite du péché et de la mort ne nous réjouis pas tant que ça car nous les aimons et nous en séparer nous fait mal. Saint Paul explique aussi que sans l’Esprit Saint, l’œuvre de la parole en notre chair n’aboutirait pas. L’Esprit Saint lui donne l’énergie dont elle a besoin pour accueillir la parole ! Ainsi la bonne terre où la parole germe et donne du fruit est une chair habitée par l’Esprit Saint ! C’est lui qui accroit notre sensibilité alors que nous lisons les paraboles bibliques ! Sans lui, elles resteraient hermétiques et ne nous feraient rien entendre.

Esprit Saint aide-nous à toujours mieux utiliser la multitude des paraboles bibliques !

Amen.

SPIP | squelette | Mentions légales | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0