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Homélie du 16ème dimanche du temps ordinaire

mardi 25 juillet 2017, par JMRoche

16ème dimanche ordinaire A 2016 – Sa 12,13.16-19 ; Ps 85 ; Ro 8,26-27 ; Mat 13,24-43

L’évangile de ce jour est la suite de celui entendu dimanche dernier. Jésus continue à initier ses disciples aux mystères du royaume, c’est-à-dire à l’œuvre de la parole dans la chair. Il le fait par des paraboles c’est-à-dire par des récits qui collent au plus près des mystères du royaume sans pour autant se risquer à dire ce qu’ils sont. En effet, s’il est possible de reconnaître l’œuvre de la parole dans la chair et de lui rendre témoignage, il est impossible de la contenir dans un discours définitif. D’ailleurs Jésus lui-même ne s’y risque pas puisqu’il parle en paraboles !

Ainsi par ces paraboles, il nous fait entendre que la parole œuvre jour et nuit, qu’il en faut très peu pour donner des fruits magnifiques et immenses, qu’elle est mélangée à quelque chose qui lui ressemble comme l’ivraie ressemble au blé ou comme le baratin ressemble à la parole, et que le produit final de l’œuvre de la parole dans la chair ce sont « les fils du Royaume ». Mais à quoi peut bien ressembler un fils du royaume ?

Probablement à un juste qui incarne la puissance, l’indulgence et le tact du Seigneur, selon les mots de la première lecture, ou encore un homme ou femme, certes limités, mais habités et dynamisés par l’Esprit Saint et capables de ce fait d’être en phase avec notre Père du ciel. Un fils du Royaume c’est tout simplement un autre Christ, un homme ou une femme dont on pourrait dire qu’il est une parabole de Jésus Christ.

Jésus nous invite à déclencher la fin du monde en reconnaissant le travail de Dieu en nos proches et à séparer le bon grain de la zizanie car « ivraie » se dit « Zizania » en grec. Mais cela doit se faire quand le bon grain est mûr. Il faut donc être attentif à la croissance de nos proches et veiller à préserver leur maturation en nous gardant d’intervenir trop tôt. Une intervention précoce même portée par de bonnes intentions est catastrophique. Combien de parents et d’éducateurs, à commencer par moi-même, ont maladroitement perturbés la croissance et la naissance d’un fils du royaume en voulant déraciner l’ivraie !

Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, toi qui est bon et qui pardonne, que ton Esprit vienne au secours de notre faiblesse et nous instille un peu de ton indulgence et de ta patience pour accompagner la croissance et la naissance des fils de ton royaume que tu nous confies !

Amen.

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