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Homélie du 28ème dimanche ordinaire

samedi 14 octobre 2017, par JMRoche

HOMELIE DU 28e DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A (Mt 22,1-14)

Tous invités au festin des noces du Fils

Les textes de ce dimanche nous parlent d’un banquet de fête. Dans la première lecture Isaïe évoque un festin pour tous les peuples du monde entier. Cette bonne nouvelle, il l’annonce à des gens qui sont complètement paniqués par la situation catastrophique de leur pays. Ce sera une vie entièrement nouvelle, en totale communion avec Dieu. Ce repas célèbrera la disparition définitive, de l’humiliation, de la souffrance et de la mort. L’évangile nous parle de notre réponse à cette invitation de Dieu. Cette invitation revêt trois caractéristiques : la gratuité, la générosité et l’universalité. Mais ce qui est frappant en premier lieu dans ce rendez-vous de fête et de joie, c’est le sort de ces porteurs d’invitations, pauvres serviteurs envoyés porter la bonne nouvelle aux élus de la fête. Non seulement ils vont essuyer l’indifférence des invités, mais aussi leur violence.

Ensuite l’attitude des invités. En contraste avec la générosité du roi, nous avons des hommes et des femmes accaparés par leurs activités, sans aucune envie d’aller à la fête. Une attitude qui révèle le mystère de la liberté de l’homme. Oui, nous sommes capables de rejeter ce qui est bon et bénéfique pour nous, pour choisir une vie terne et sans épanouissement véritable.

Le grand message de cet évangile, c’est la bonté de Dieu envers nous. Il nous offre gratuitement son amitié et sa joie. Mais trop souvent, nous n’accueillons pas ses dons : nous n’avons pas le temps et ce ne sont pas les raisons qui manquent : le travail, le sport, les loisirs, le repos, la famille…L’on perd tout le temps à chercher à gagner du temps, au point de ne même pas accorder le moindre temps à l’auteur du temps. Mais Dieu ne se décourage pas dans son projet. Face au refus des invités, il n’annule pas la fête. Il propose l’invitation en l’étendant au-delà de toutes les limites du raisonnable. Les bons comme les mauvais sont tous invités. La salle est remplie d’exclus. L’évangile rejeté par certains trouve un accueil inattendu dans de nombreux cœurs.

Inviter l’humanité à participer aux noces éternelles du Fils, telle est la mission de l’Eglise aujourd’hui. Chaque chrétien est un porteur d’invitation, envoyé par le Seigneur pour proposer la foi. « Heureux les invités au repas du Seigneur » disons-nous à l’Eucharistie. Chaque Eucharistie est une fête, une noce d’amour au cours de laquelle le Christ se donne à son Eglise. Quelle joie de participer à cette noce où Dieu comble ses convives de biens immenses ; quel malheur pour ceux qui refusent de saisir une si belle opportunité. En tout cas, nous sommes tous invités à la noce sans aucune discrimination.

En caressant ce rendez-vous de rêve, n’oublions jamais que malgré la générosité irrévocable du Roi, la participation à la fête reste conditionnée au port de la robe de noce. Cette robe de noce qui n’est autre chose que la grâce de notre baptême. Baptisés de la première ou de la dernière heure, ce qui importe, c’est de garder intacte cette robe baptismale dont la dentelle décorative est la charité du Christ.

Cette charité nous rappelle l’apôtre Paul dans la deuxième lecture de ce jour, ne dépend pas du fait que nous sommes pauvres ou riches, mais elle se nourrit de la confiance que nous avons en Dieu, lui dont la générosité est ouverte à tous et ne connaît aucune limite. En contemplant aujourd’hui la générosité de Dieu, entraînons-nous à nous accueillir mutuellement partout où la vie nous met ensemble, pour que notre existence en ce monde soit déjà un avant-goût des noces du Royaume des cieux. Amen. Amos BAMAL

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