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Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 19 novembre 2017, par JMRoche

33ème dim ord A 2017 – Pro 31, 10-31 ; Ps 127 ; 1 Th 5, 1-6 ; Matth 25, 14-30

Après avoir rendu leurs comptes, les deux premiers serviteurs entrent dans la joie de leur maître tandis que le troisième se retrouvent dans les ténèbres parmi les pleurs et les grincements de dents.

Le maître qualifie les deux premiers de « bons et fidèles », entendons « bons et croyants ». Mais il qualifie le troisième de « mauvais et paresseux ». Ne soyons pas dupe de ce dernier expliquant qu’il a eu peur de son maître parce qu’il ramasse le blé qu’il n’a pas moissonné et le grain qu’il n’a pas répandu. Comme le souligne son maître : pourquoi n-a-t-il pas fait fructifier son talent pour s’éviter des problèmes ? Il aurait vraiment peur de son maître il n’aurait pas pris le risque de le provoquer ainsi ! Nous ne pouvons que donner raison au maître : il est paresseux et justifie sa paresse en caricaturant son maître.

Comparons ces trois serviteurs à la femme active de la première lecture. Elle est active comme les deux premiers serviteurs tout en craignant Dieu comme le troisième. Que le dynamisme des deux premiers serviteurs soit associé à leur foi et que le dynamisme de la femme le soit à sa crainte de Dieu, met en évidence un lien étroit entre la foi et la crainte de Dieu. Dans les deux cas on considère que prendre Dieu au sérieux est décisif pour son existence même si l’enjeu de celle-ci reste flou jusqu’au dénouement final, jusqu’au moment où apparaît la fécondité de nos actes et où l’on accède à la joie du maître.

Dans la troisième lecture ce dénouement est appelé « jour du Seigneur ». Il est aussi certain qu’imprévisible et il est une naissance ! La naissance d’un fils pour Dieu ! Si nous vivons à la manière du troisième serviteur, ce jour du Seigneur sera catastrophique. Si nous vivons tels la femme active qui craint Dieu et les deux premiers serviteurs, ce jour du Seigneur sera un triomphe.

Vérifions si nous avons vraiment la foi, si nous craignons vraiment le Seigneur. Que faisons-nous de nos talents car nous en avons tous même si nous sommes au plus bas de la hiérarchie sociale et même s’ils sont méconnus ? Le Père qui nous les a confiés les connaît et attend que nous en produisions du fruit afin de partager sa joie avec chacune et chacun d’entre nous. Pour tenir ce cap prions avec ce psaume 127 qui peut être une excellente boussole !

Olivier Petit.

Prière universelle du dimanche 19 novembre 2017

- Père nous te rendons grâce pour les artistes talentueux qui réjouissent notre quartier : les peintres et sculpteurs qui exposent en l’église Saint André à l’occasion de la Biennale d’Art Sacré Actuel et les musiciens ici présents.

- Père beaucoup de femmes et d’hommes ne peuvent pas faire fructifier leur talent à cause d’une économie obsédée par l’argent au détriment du travail. Donne ton Esprit de force et d’imagination à des entrepreneurs capables d’inverser la donne !

- Père beaucoup d’enfants et de jeunes ne peuvent faire fructifier leurs talents durant leurs études pour de multiples raisons. Donne-nous de leur être attentif et de leur donner les occasions de le révéler.

- Père nous sommes tous plus ou moins des paresseux. Donne à nos frères et sœurs la force de contester nos alibis justifiant notre inaction et donne-nous la force de faire de même pour eux !

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