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Homélie du soir de Noël

lundi 25 décembre 2017, par JMRoche

Commentaire de Isaïe 9,1-6 par des enfants du KT.

Juliette : Je n’ai rien compris !!!

Tom : Moi non plus !!!

Maéva : Valentine, viens à notre secours !!!

Tous les 3 : Et nous serons sauvés !!!

Valentine : Ben, ce n’est pas compliqué… Il y a un peuple déporté et réduit en esclavage qui souffre. Et le prophète Isaïe lui annonce que Dieu le sauvera en lui donnant comme roi un enfant, un fils qui exercera une royauté éternelle fondée sur la paix et la justice !!!

Tom : C’est ma sœur !!! Elle est trop forte…

Juliette : A mon avis ce peuple opprimé et souffrant est immense !!!

Maéva : Je suis quand même étonné que la toute-puissance de Dieu passe par la royauté d’un enfant, d’un fils…

Tom : Ce texte est révolutionnaire… Ça sent le roussi… Attendons la suite…

Commentaire du psaume 95/96 par des enfants du KT.

Tom : Quelle voix !!! Quelle musique !!!

Maéva : Pfff… Encore un texte incompréhensible…

Valentine : Là, je sèche…

Juliette : Pourtant ce n’est pas compliqué. Ce psaume nous dit que la nature fait la fête parce que le Seigneur vient juger le monde avec justice !!!

Tom : Mais encore !!!

Juliette : Ben, la nature est tellement maltraitée par les humains qu’elle désire que Dieu lui rende justice !

Tom : C’est bien ce que je disais tout à l’heure… C’est politique !!! Quel rapport avec Noël ?

Valentine : Attendons la suite…

Commentaire de la lettre de saint Paul apôtre à Tite 2,11-14.

Valentine : Mais c’est quoi la grâce de Dieu ?

Maéva : C’est un cadeau de Dieu pour les hommes…

Tom : Là je vois le rapport avec Noël !!!

Juliette : Si je comprends bien, Dieu nous fait un cadeau qui détruit la méchanceté et la jalousie des hommes et qui rend capable de vivre raisonnablement et sans violence !

Tom : Un cadeau qui nous guérit du mal !!!

Valentine : Tiens, Olivier s’agite…

Homélie (Luc 2,1-20).

L’enfant de Marie nous est présenté comme son fils premier-né. Cela sous-entend que ce fils va avoir des frères et des sœurs. Ces frères et ces sœurs, ce sont les femmes et les hommes qui vont décider d’aimer à leur tour comme Jésus a aimé.

Jésus est donc le remède à notre méchanceté et à notre violence mais encore faut-il que nous décidions d’utiliser ce remède, c’est-à-dire d’aimer à son exemple, de donner corps au même amour que celui qu’il a incarné ! Si nous le faisons, nous engageons alors cette naissance qui nous fera frères et sœurs de Jésus et qui nous intégrera vraiment au peuple de Dieu !

Vous avez certainement remarqué que l’enfant est couché dans une mangeoire et que le récit ne nous dit pas si cette mangeoire est localisée dans une maison, dans une étable, dans une grotte ou un jardin public. Ainsi la grâce de Dieu, le cadeau de Dieu est à chercher là où l’amour naissant est menacé par la violence du monde qui n’en veut pas et qui ne lui fait pas de place. Mais ce cadeau rejeté à la périphérie par notre monde qui n’en veut pas, est le centre de ce Royaume dont le roi est un Père et dont les sujets sont des fils, des frères et des sœurs.

En fêtant Noël, en cette église, nous désignons cet enfant comme centre de nos existences et nous affirmons notre désir de prendre place en ce royaume comme frères et sœurs du fils premier-né de Marie, comme fils et filles du Père qu’il nous révèle. Une telle affirmation et un tel désir devrait modifier notre rapport aux autres et à la création en nous rendant raisonnable !

Afin de naître de même que l’enfant de la mangeoire, afin d’incarner à sa suite le même amour dans nos relations aux autres et à la création, plus que jamais demandons à notre Père céleste, l’Esprit Saint !

Amen.

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