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Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 21 janvier 2018, par JMRoche

3ème dim ordinaire B 2017/2018 – Jonas 3,1-10 ; Ps 24 ; 1 Co 7,21-31 ; Mc 1,14-20

Jonas annonce la condamnation sans appel de Ninive, mais les ninivites entendent un appel à la conversion. Jésus appelle Simon et André à le suivre pour devenir pêcheurs d’hommes, c’est-à-dire à attraper les hommes au filet pour les tuer et les vendre au marché. Mais ils entendent que le règne est tout proche, qu’il faut se convertir et croire à l’Evangile.

D’où vient cette puissance des mots qui ne doit rien au sens qu’ils peuvent avoir ? Elle leur vient de la qualité de qui les exprime. Quand Jonas parle, le moindre de ses mots est habité par l’expérience de la grâce de Dieu dont il a bénéficié quand il était dans le ventre du grand poisson. Quand Jésus parle, le moindre de ses mots est habité de cet amour qu’il partage avec son Père et l’Esprit Saint. Ainsi l’impact des mots tient à la qualité de qui nous touche par eux, car ils en sont le prolongement. Voilà pourquoi la proclamation de Jonas et l’appel de Jésus suscite la foi des Ninivites, de Simon, André, Jacques et Jean, que manifeste un changement radical. Les ninivites jeûnent et prennent le deuil. Simon, André, Jacques et Jean quittent définitivement leurs filets.

Dans la deuxième lecture Paul précise ce que les Ninivites et les quatre disciples perçoivent au-delà des mots en Jonas et Jésus. Son appel à marquer une pause, à suspendre le cours de nos existences vise à tourner les Corinthiens vers le corps du Christ en train d’advenir. Les mots de cet appel les mettent au contact de ce corps bien difficile à identifier parce qu’en train de naître. Paul pointe là ce que les Ninivites reconnaissent en Jonas et les premiers disciples en Jésus. Ils ont reconnu en Jonas et en Jésus la promesse vive de ce corps qui a aussi pour nom « Royaume de Dieu » et c’est pour y prendre place que les premiers se convertissent et que les seconds quittent leurs filets.

Quand avons-nous donc vécu la même expérience que les Ninivites, les quatre disciples ou les Corinthiens ? Quand avons-nous été touchés par des mots dont la vertu première était de nous mettre au contact du Corps du Christ, Du Royaume de Dieu ?

Amen.

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