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Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 4 février 2018, par JMRoche

5ème dim ordi B 2017 2018 – Jb 7,1-7 ; Ps 146 ; 1 Co 9,16-23 ; Mc 1,29-39

La première lecture exprime une insatisfaction devant l’existence mais surtout un immense désir : l’immense désir de Job pour le Seigneur.

La souffrance de Job est proche de la fièvre qui accable la belle-mère de Pierre. De même que Job sur son tas de fumier elle est en panne dans une maison qui n’est pas la sienne. Mais il suffit que Jésus saisisse sa main pour qu’elle intègre et serve cette communauté naissante dont Simon, André, Jacques et Jean, sont les premiers membres.

Par ce geste Jésus ouvre une porte non seulement à cette femme mais aussi à toute la ville qui se précipite pour lui présenter ses membres malades dont les divers symptômes doivent être rapprochée de la fièvre de la belle-mère de Simon ou de la déprime de Job. Tous attendent une communauté, une Eglise, un corps, tourné vers le Père, où prendre place et où servir.

Mais pour que cette intégration se fasse, il faut réduire au silence les démons qui en Saint Marc sont très bavards. Leurs discours sont redoutables parce qu’exacts. En effet savoir qui est Jésus et le dire peut faire illusion et dispenser de servir comme la belle-mère de Simon-Pierre, c’est-à-dire de poser les actes qui attestent que l’on a bien pris place dans le corps dont il est la tête. Observez bien autour de vous et constatez combien en notre société et même en notre Eglise les discours servent d’alibi pour ne pas agir.

Jésus tire sa puissance d’intégration de la vitalité qui lui vient de son Père par la prière. En intégrant les gens à ce corps nouveau dont il est la tête, il les tourne vers son Père et leur en communique sa vie. Et si Jésus ne s’attarde pas à Capharnaüm pour faire la tournée des synagogues de Galilée, c’est parce que la belle-mère de Pierre et tous les autres feront désormais pour d’autres ce qu’il a fait pour eux.

Paul en véritable apôtre de Jésus ne cesse d’ouvrir à ce corps les Juifs et les Nations, les riches et les pauvres. C’est par ce service qu’il tient sa place et qu’il trouve sa nourriture, son salaire et son bonheur.

Et nous-mêmes, trouvons-nous notre place, notre nourriture et notre salaire en annonçant l’Evangile ?

Amen.

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