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Homélie du 11ème dimanche ordinaire

samedi 16 juin 2018, par JMRoche

HOMELIE DU ONZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE B

Du royaume des hommes au Royaume de Dieu

Ce Dimanche nous montre comment la promesse de Dieu commence toujours par une expérience particulière pour s’achever dans l’universel. La parabole du cèdre dont nous parle le prophète Ezéchiel dans la première lecture, est la reprise imagée d’une promesse faite à David, par le prophète Natan, quatre cents ans plus tôt. Cette promesse annonçait la création d’un royaume terrestre très historique, c’est-à-dire stable et très affermi. « …j’élèverai ta descendance après toi et j’établirai fermement sa royauté (...)Ta maison et ta royauté seront à jamais stables, ton trône à jamais affermi. » (2 S 7, 12... 17).

La beauté et la saveur divine de cette promesse fait dire à l’orateur qui s’exprime dans le Psaume que nous venons d’écouter que Dieu est bon. (Cf. Ps 92, 2). Cette bonté, qui est une caractéristique de Dieu, se donne à comprendre de façon concrète avec la vision du Royaume de Dieu que nous propose Jésus.

Jésus fait une belle comparaison du Royaume de Dieu avec la croissance d’une semence. Celle-ci représente la dimension particulière de la promesse que j’ai évoqué au début de cette homélie et l’arbre qui en sortira nous renvoie à la dimension universelle de la promesse de Dieu qui se construit méthodiquement avec la contribution de l’homme et de la nature.

La semence symbolise la parole de vie ; la terre qui la reçoit c’est le cœur de l’homme ; le semeur qui se livre au sommeil, nous rappelle la mort de Jésus. La semence qui germe et pousse de jour comme de nuit représente le nombre des fidèles qui, après la mort de Jésus-Christ, ne cesse de germer par la foi et de se développer par les œuvres, à travers les vicissitudes des événements qui sont tour à tour heureux ou malheureux.

L’allusion à la terre qui produit d’elle-même, signifie que notre âme n’est pas contrainte à produire des fruits. C’est donc sa volonté qui rend possible sa fécondité. Nous pouvons comprendre le rapport de cette volonté de l’homme à sa fécondité à travers la production méthodique des résultats. La semence produit d’abord de l’herbe c’est-à-dire, la crainte que le croyant manifeste à l’égard de Dieu et qui est le point de départ de sa sagesse (Ps 110,10). Ensuite la semence produit un épi, symbole de la volonté et de la liberté du croyant qui rentre dans une démarche pénitentielle, pleure son péché et espère la miséricorde de Dieu. Enfin le blé qui remplit l’épi, nous rappelle l’enseignement de Saint Paul sur la charité, surtout quand il celle-ci comme le parfait accomplissement de la loi : « La charité est (…) la Loi dans sa plénitude. » (Rm 13,10).

Le Christ a donc semé la graine de moutarde dans son jardin. Elle a pris racine quand il a promis son Royaume aux patriarches, elle est née avec les prophètes, elle a grandi avec les Apôtres, aujourd’hui elle est devenue l’arbre immense qui étend ses innombrables rameaux, c’est-à-dire ses dons, sur vous et moi : l’Église.

Dieu tout-puissant, force de ceux qui espèrent en toi, sois favorable à nos appels : puisque l’homme est fragile et que sans toi il ne peut rien, donne-nous toujours le secours de ta grâce ; ainsi nous pourrons, en observant tes commandements, vouloir et agir de manière à répondre à ton amour. Par Jésus Christ.

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