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Art et Histoire , St Louis - les vitraux

samedi 8 octobre 2011, par JMartin

LES VITRAUX DE NOTRE DAME SAINT LOUIS

VITRAUX LATERAUX Ils sont tous constitués de manière analogue : trois registres se terminant en un demi-cercle supérieur. Le registre central est octogonal et les contours sont ornés.

Les plaques sont en verre peint formées de trois couleurs de bases :

  • Bleu, couleur froide qui « avance ».
  • Rouge, couleur chaude qui « recule ».
  • Vert éclatant qui assure l’impression de relief des scènes présentes.

La composition s’inspire à la fois d’artistes à la mode comme Hippolyte FLANDIN (1809-1864) et d’œuvres célèbres.

FACADE NORD DEDIEE A NOTRE DAME

Cinq vitraux à lire de bas en haut en commençant par le fond de l’église, ils sont l’œuvre de Louis GUY avec l’aide d’AMORIC, un de ses collaborateurs habituels.

Premier vitrail : Iconographie inspirée des Apocryphes Protévangile de Jacques (150), Pseudomatthieu (500) et Evangile de la Nativité de Marie (800).

  • Registre inférieur : Naissance de Marie La ligne horizontale du lit sépare deux groupes :  L’enfant (le visage n’est pas celui d’un bébé !) et deux servantes en rouge et en vert.  Une servante présente un bol à la mère.
  • Registre central : Présentation au temple La Vierge en manteau bleu sur tunique rouge monte vers le prêtre (mitre !) en vêtements rouges qui l’accueille. Le temple a des allures grecques ! Au premier plan une personne vêtue de blanc réprimande un mendiant.
  • Registre supérieur : Mariage de Marie Dans un style semblable au registre précédent, un prêtre tend les bras vers Marie qui offre sa main gauche à Joseph pour recevoir l’anneau.

Deuxième vitrail : Entrée dans l’aventure de la Rédemption.

  • Registre inférieur : Annonciation La Vierge en rouge et bleu est assise de trois quart (étonnement, inquiétude, humilité) sur un fauteuil, coupant la ligne oblique reliant l’ange à Marie. Ce dernier tend sa main droite vers Marie.
  • Registre central : Visitation A gauche paysage clair, la Vierge en manteau bleu embrasse Elisabeth (en bordeaux).L’attitude humble de cette dernière rappelle les figures médiévales.
  • Registre supérieur : Présentation de Jésus au temple Construction suivant une oblique comme pour l’Annonciation, Marie en attitude d’humilité tend Jésus à un prêtre (style évêque flanqué d’un enfant de chœur !) qui encense l’enfant au dessus d’un autel.

Troisième vitrail : Mère des douleurs

  • Registre inférieur : Rencontre du Fils et de la Mère Marie agenouillée presque évanouie à la vue de son fils épuisé, tombé à terre. Jésus et Marie ne se regardent pas (douleur accentuée mais discrétion). Au deuxième plan, soldats et foule ; on remarque un mouvement circulaire de la scène depuis la Sainte femme en rouge, passant par le fils et la Mère et revenant vers les soldats et une épée.
  • Registre central : Crucifixion, Marie au pied de la croix Un soldat donne un coup de lance au crucifié. Deux personnes soutiennent le corps de Marie. St Jean se penche vers celle qui est sa mère et lui tend la main. Une ellipse s’inscrit depuis les personnages du premier plan, passe par le corps de la Vierge et se poursuit par le soldat et sa lance.
  • Registre supérieur : Descente de la croix Marie reçoit le corps entre ses jambes (accouchement, refuge), le mouvement circulaire est complété par la présence à gauche d’une sainte femme, à droite de Jean qui se penche vers Marie.

Quatrième vitrail : Entrée de Marie dans l’éternité de Dieu

  • Registre inférieur : Eglise endormie C’est la nuit (lune), l’Eglise dort (jardin des Oliviers).
  • Registre central : Assomption Marie (mains jointes, regard vers le ciel) vêtue de rouge et bleu est emportée (à rapprocher d’un tableau de Murillo).
  • Registre supérieur : Couronnement Le Christ, vêtue d’une toge, tient dans sa main gauche le sceptre de la royauté et avec sa main droite couronne Marie (couronne fermée des souverains). Scène partagée en oblique, au dessus les personnages rayonnent de la splendeur de l’Esprit.

Cinquième vitrail : Union mystique du Fils et de la Mère

  • Registre inférieur : Surprise des fidèles Les Apôtres découvrent le tombeau vide de Marie, des fleurs ont remplacés le corps.
  • Registre central : Montée de l’escalier du ciel par les anges Cf. Jacob (Genèse), l’escalier a remplacé l’échelle. Un ange déroule un phylactère portant une inscription latine dont on ne lit qu’une partie du Magnificat (« Toutes les générations me proclameront bienheureuse ») ou d’un psaume (« Louez le Seigneur, toutes les Nations »)
  • Registre supérieur : Communion mystique du Fils et de la Vierge, mère de l’Eglise. Christ en bleu et rouge, Marie en blanc (couronne de fleurs) dans la gloire éternelle symbolisée par des rayons jaillissants à l’arrière du Christ.

FACADE SUD DEDIEE à SAINT LOUIS

Quatre vitraux à lire, cette fois, de haut en bas et en partant du choeur ; ils sont l’œuvre de Jean-Baptiste FRENET (peintre et scupteur lyonnais, 1814-1889) avec la collaboration d’Alexis BRUN-BASTENAIRE. Pour mettre en parallèle ces vitraux et les détails de la vie de notre saint patron, voir le chapitre de la page 24.

Premier vitrail : Début du règne de Saint Louis /Louis IX

  • Registre supérieur : Couronnement à Reims le 29 novembre 1226 L’évêque de Soissons, ornements sacerdotaux rouge, encadré de deux enfants de chœur en surplis, couronne un chevalier (Louis IX a 12 ans !)
  • Registre central : Arrivée de la Couronne d’Epines à Paris (1229) Scène de mouvement, le roi est porteur de la chasse dorée. La crosse de l’évêque en oblique donne un mouvement accentué par la position des pieds du roi, son épée et du cierge tenu par l’évêque dans la main droite.
  • Registre inférieur : Admission du Roi dans le Tiers Ordre franciscain Le roi et un frère franciscain se donnent l’accolade.

Deuxième vitrail : Première croisade, celle d’Egypte.

  • Registre supérieur : Louis IX fait vœu de se croiser En 1244, remis d’une grave maladie, pour remercier DIEU, il prend la croix. L’armée part en 1248 d’Aigues-Mortes libérer les lieux saints de l’occupation musulmane. C’est la 7ème Croisade. La croix rouge sur fond blanc constitue l’élément central du mouvement. Louis IX la reçoit d’un évêque. Blanche de Castille en bleu orné de blanc est assise sur un fauteuil.
  • Registre central : Le Roi chevalier Composition animée par l’élan du roi chevalier qui franchit le corps d’un ennemi à terre. En 1250 le roi est fait prisonnier après Mansourah..
  • Registre inférieur : La captivité Le roi captif assis est lié au mur. Il passe son temps à lire son bréviaire et essaie de convertir ses geôliers. Louis IX, conduit en Syrie, y demeure jusqu’en 1254 et y rachète de nombreux captifs.

Troisième vitrail : le souverain juste et instruit Attention ! le cartouche explicatif est inversé.

  • Registre supérieur : Il rend la justice au peuple Sous le chêne de Vincennes, le roi est assis, de trois quarts gauche, jambes croisées, sa tenue est simple.
  • Registre central : L’arbitre entre les puissants Louis IX est assis de trois quart droit sur un trône doré sculpté reposant sur un tapis rouge. Il arbitre les conflits entre les seigneurs du royaume. Son prestige est tel que les royaumes étrangers le sollicitent.
  • Registre inférieur : L’homme d’études Louis IX siège, de face, sur un trône dont les bras sont surmontés de deux boules dorées, les jambes croisées, tenant le sceptre de la justice. A ses côtés un magistrat consigne un décret, un chevalier attentif derrière lui, un moine au premier plan écrit, derrière lui un évêque tout aussi attentif que le chevalier.

Quatrième vitrail : Croisade de 1270

  • Registre supérieur : Louis IX contraint les barons à le suivre 25 mars1267, Louis IX annonce sa décision d’aller attaquer le sultan de Tunis. Pour contraindre les barons, le roi debout en armure et manteau royal fait l’ostentation de la Couronne d’épines. Les seigneurs font cercle autour de lui.
  • Registre central : Débarquement à Tunis Le vent pousse le navire dans lequel le roi se tient debout, un moine soldat l’accompagne. Un soldat en armure tient le pavillon de la croisade. Au premier plan, une rame accentue la perspective.
  • Registre inférieur : Mort d’un saint L’expédition est désastreuse. Louis IX atteint du typhus gît, en cote de maille, les mains jointes sur une croix en bois, son bouclier devant lui. Derrière, un autel sur lequel se trouvent deux cierges et un ostensoir.

ROSACE AU FOND DE L’EGLISE

Marie, reine des anges (phylactère). Un souffle fait onduler une écharpe et les plis des vêtements.

VITRAUX DU CHŒUR

Trois vitraux à deux registres, œuvres de Lucien BEGULE, peintre, photographe et archéologue (1848-1935), auteur de vitraux à St André, St Jean, Sens, Nagasaki et Rio de Janeiro, éclairent le choeur. Le registre inférieur surmonté d’une inscription latine rappelle le dédicataire du vitrail.

Marie-Madeleine Tunique à carreaux, recouverte d’un manteau marron (bure). Tête inclinée vers Marie, elle garde les yeux baissés. Dans la main droite, elle porte une croix ; à ses pieds le vase de parfum. Ce vitrail rappelle la chapelle de la Madeleine rattachée à la paroisse en 1678.

Marie : Mère des grâces divines Robe longue brodée serrée à la taille par une ceinture. Les étoiles sont présentes dans l’auréole. Ce vitrail-ci rappelle le vocable initial de la paroisse.

St Louis De face, couronne en tête, il tient le sceptre et la sainte couronne. Son manteau est bordé de fleurs de lys sur une chasuble fleurdelisée. Ce dernier vitrail rappelle la chapelle des Picpus.

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