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Art & Histoire, St Louis, Histoire

jeudi 29 août 2013 (Date de rédaction antérieure : 8 février 2010).

Un peu d’histoire.

On ne peut pas ne pas remarquer le niveau de l’église par rapport à la rue. Ce n’est pas un choix architectural. L’église est sur un tertre qui marque le bord de la terrasse qui contient le Rhône, ce que les géographes appellent « la terrasse des 13 mètres » (au dessus du niveau moyen du Rhône). On parle aussi de limite du lit majeur. On voit d’autres traces de cette terrasse tout de suite après la place Saint Louis en suivant la rue de la Madeleine et en allant de l’église à la rue de Tourville : en quelques centaines de pas, on a gagné près de 3m d’altitude.

Sur ces hauteurs, on trouvait jadis trois agglomérations : Cusset (l’ancienne Villa Urbana de la colonie romaine), Chaussagne (St Alban), Champagneux (à l’emplacement actuel du CHS de St Jean de Dieu)

Les Romains d’Agrippa, gendre de l’empereur Auguste, avaient ouvert sur cette rive gauche une voie alignée sur un premier pont (ou un premier axe avec barques) construit près du pont de l’Université actuel et visant au plus court la butte de la Madeleine, des terres non inondables, où il se divisait en deux, le compendium de Vienne (l’axe actuel formé approximativement par les rues Salomon Reinach, des Trois Pierres, rue du Repos et route de Vienne actuelle) et la voie d’Italie (l’axe actuel Trois Pierres, rue Domer, Gde Rue de la Guillotière, avenue des Frères Lumière).

En 1183, les Frères Pontifes construisent le Grand Pont du Rosne, selon l’orthographe de l’époque, à l’emplacement du pont actuel. Un village naît à son débouché, le village de Béchevelin. L’archevêque de Lyon, Jean de. Bellesmé fait construire un château pour surveiller la traversée du fleuve. En 1210, une première église, St. Jean de Béchevelin, est construite par Aimery, abbé d’Ainay, grâce au don d’Arnaud de Forez, l’évêque de l’époqué d’une parcelle. Malheureusement, le village et l’église seront entièrement détruits par les protestants du baron des Adrets en 1562 au moment des Guerres de religion. Le pont sur le Rhône, à l’origine un ouvrage en bois, sera remplacé par un ouvrage en pierre en 1245. Un nouvel axe se dégage alors : il vise cette fois le promontoire de St Louis : Gde rue de la Guillotière, avec un premier embranchement vers la route de Provence (aujourd’hui rue Claude Boyer), puis une place triangulaire, la Place de la Croix (place Stalingrad actuelle), premier grand carrefour : en remontant la rue de l’abbé Boisard vers le nord-est, la direction de Crémieu (voir le nom : rue du Dauphiné) et de Genève ; en suivant la Gde Rue, Chambéry et l’Italie ; enfin, 200 m. plus loin, rue Claude Veyron actuelle, la direction de Grenoble. Progressivement, c’est tout un bourg qui apparaît, non seulement le long de l’axe de communication avec des activités associées ; relais de poste, maréchaux-ferrants, entrepôts, marchands de chevaux de voiture, de vin, de bois, des hostelleries, mais tout autour, avec des activités agricoles. Notons que la construction de la voie ferrée reliant les Brotteaux et Perrache brouille un peu la lisibilité des itinéraires.

Quant au nom de Guillotière, les hypothèses sont nombreuses, de Guy L’Hostière, l’hôtellerie où les druides déposaient le gui, à un moine d’Ainay surnommé ’Agrillotier’, en passant par les ’grillets’, nom dialectal d’insectes qui y pullulaient et le domaine d’un sieur Grillot : aucune n’offre d’argument décisif en sa faveur.

En 1308, Pierre de Savoie, archevêque de Lyon, fonde la chapelle de la Madeleine, au carrefour actuel de la rue éponyme et de la rue du Repos. Amusant chassé-croisé : le lieu est une annexe de St. Michel d’Ainay, paroisse de la Presqu’île créée au VIème siècle par la Reine Carétène, épouse de Clovis, paroisse qui est l’ancêtre indirect du St. Michel actuel, créée sur le territoire de N.D. St. Louis et St. André.

C’est devant les murs de cette chapelle que se déroule en 1494 un tournoi entre Claude de Vaudrey et un jeune chevalier de 18 ans, un certain Bayard, page du duc de Savoie, en visite à Lyon auprès de son cousin Charles VIII qui y réside. Il est beau, charmant, les dames l’adorent, le roi l’apprécie et le prend a son service.

En 1562, lorsque les troupes protestantes détruisent l’église St. Jean de Béchevelin, la chapelle devient le lieu de culte des chrétiens de la rive gauche.

En 1580, le curé de St Julien de Cusset dote nos ancêtres d’une chapelle qui devient vite paroisse-annexe, N. D. de Grâces, située sur la Place de la Croix (l’actuelle place Stalingrad), dans l’axe de la rue Tourville. Devant l’église, une croix qui donne son nom à la place. En 1619, l’ église en mauvais état est reconstruite par le chevalier Ossaris. Le lieu de culte devient si important que l’archevêque de Lyon décide de le détacher de Cusset (qui fait partie du diocèse de Grenoble) et il place même Cusset sous sa tutelle.

En 1678, ledit archevêque, Camille de VILLENEUVE de VILLEROY, charge le curé PRUNELLE d’annexer l’église (et son cimetière) de la Madeleine, d’où le nom de la rue et le vitrail du choeur représentant la sainte. À la Révolution, en 1792, la chapelle est vendue comme bien national et transformée en habitation. Les recteurs de l’Hôtel-Dieu la rachètent en 1853 mais continuent à la louer comme logement. Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, leurs successeurs, les Hospices Civils de Lyon, désaffectent le cimetière en 1864 et font rassembler tous les ossements en 1914 pour construire sur le terrain.

Apparemment en 1680, l’église menace ruine de nouveau et le Père PRUNELLE demande aux Pères de Picpus d’accueillir le culte paroissial dans leurs murs. La réponse est nette : c’est non. Les fidèles sont obligés d’aller à la messe à la Chapelle des Mariniers (vers la rue de la Vierge, actuellement rue Gilbert-Dru) près du Rhône. Le culte est alors officiellement transféré chez les Pénitents blancs dits ‘du Confalon de la Guillotière’ car ce sont les détenteurs du confalon (= bannière ornée d’une image de la Vierge). Leur chapelle est située à l’angle de la Gde Rue et de la rue Garibaldi actuelles.

Ces Pères de Picpus qui se sont montrés si peu coopératifs sont installés sur le quartier depuis 1606. ils ont érigé en 1626 une chapelle dédiée à St Louis sur l’iimmense domaine s’étendant de la Grande rue de la Guillotière jusqu’au carrefour Thibaudière-Jean Jaurès actuel. Tous les détails sur les Picpus dans le chapitre qui leur est consacré.

En 1694, le curé Philippe VILLEMOT célèbre un mariage fastueux dans la chapelle des Pénitents blancs ; c’est celui de Messire de SERVIENT et Catherine de MAZENOD : ils sont propriétaires du fabuleux domaine de la Part-Dieu, qui représente plus du 1/3 du 3ème arrondissement actuel.

L’installation de la paroisse chez les Pénitents blancs permet de démolir les murs branlants de la vieille église, mais on garde son clocher et on y ajoute même une cloche, bénie le 13 mai 1719.

Une curieuse réputation s’attache progressivement à N. D. de Grâces, celle de rendre provisoirement la vie aux enfants morts avant d’être baptisés. Et c’est ainsi qu’en octobre 1729, on arrête aux portes de Saint-Just deux paysans de Saint Laurent de Chamousset transportant dans un panier le cadavre d’un nouveau-né. Interrogés, ils avouent être en route depuis un jour et une nuit vers N.D. de Grâces pour y présenter l’enfant dans l’espoir que la Vierge voudra bien lui rendre vie, le temps qu’on le baptise pour qu’il puisse accéder au paradis.

En 1698, la chapelle des Pénitents blancs est à son tour en si mauvais état que l’archevêque de Lyon demande aux Picpus d’héberger le culte paroissial. Le Père de L’ETOILE, gardien du couvent, refuse, sous prétexte que les fonctions paroissiales et la présence de paroissiennes troubleraient la sérénité monacale indispensable à la louange divine. L’archevêque riposta d’une belle plume : « Eh quoi, Jésus-Christ trouverait donc une communauté chrétienne qui refuserait de le recevoir ? Allez- vous laisser une paroisse sans sacrements, faute de pouvoir trouver un abri ? » Les moines vont résister à l’éloquence archiépiscopale pendant 40 ans, jusqu’en 1739, date à laquelle l’archevêque de Lyon de l’époque, François de CHATEAUNEUF, reprend contact avec eux et les somme de donner asile au culte paroissial. Mais alors qu’ils viennent d’agrandir leur église (située à peu près à l’emplacement de la nef centrale actuelle, elle peut alors accueillir 5 à 600 personnes mais elle n’est utilisée que pour les grandes cérémonies), ils consentent seulement à prêter une salle dans une dépendance de leur couvent à peu près à l’emplacement de la chapelle de semaine et de la sacristie actuelle) jusqu’en 1790. La dite salle est « située entre une cave et un grenier où l’œil le moins religieux souffre de voir deux vastes et antiques cheminées », disent les administrateurs de la commune dans leur réunion du 16 août 1790.

C’est en ce lieu miteux que fut célébré en 1775 un autre beau mariage : celui de Jean BERNARD, notaire, et de Marie Julie MATTON qui devaient donner naissance à une certaine Juliette RECAMIER.

A la veille de la Révolution, la paroisse comptait près de six mille âmes ; or, la salle des Picpus ne pouvait en contenir que 400 au grand maximum (et encore ! les commissions de sécurité n’existaient pas à l’époque !), ce qui amena le conseil communal à protester contre le fait que « même avec quatre messes dominicales, la majorité des habitants ne pouvait remplir leur devoir de religion ».

En 1790, alors que les Franciscains ne sont plus que 9, les lois nouvelles les contraignent à comparaître devant les autorités de Lyon, la Guillotière ayant été réunie à la ville par un décret révolutionnaire de mai. Le conseil municipal les chasse de leur couvent moyennant « promesse » d’une mince rente viagère. Il estime que l’église doit rester siège de la paroisse, « afin que les citoyens de la Guillotière puissent, dit un rapport du 9 août, remplir plus souvent leur devoir religieux ». En attendant, la municipalité tient ses séances dans le couvent et y convoque le 14 septembre les citoyens ‘actifs’, c’est-à-dire censitaires, pour élire une nouvelle municipalité.

Le 18 mars 1791, le district de Lyon accorde « l’église des ci-devant religieux Picpus » au curé constitutionnel de N. D. de Grâces, Louis-Joseph MIDOR, le premier responsable paroissial sur les tables du fond de l’église, mais bien des évènements vont encore se dérouler avant qu’il puisse légitimement prétendre à cette inscription. Le prêtre procède aussitôt au transfert solennel du Saint Sacrement dans l’église. A ce stade, il faut se rappeler que les prêtres ont été sommés de prêter le serment patriotique exigé par la Constitution civile du clergé et que nombre de prêtres ont très innocemment prêté ce serment. Le nouveau curé est de ceux-là, tout comme Antoine MENU, son prédécesseur à N. D. de Grâces. Très vite, le curé MIDOR comprend qu’il s’est fait piéger. De plus, le pape Pie VI dénonce le décret de la Constituante. Comme beaucoup d’autres prêtres, Louis-Joseph MIDOR se rétracte, ce qui amène la municipalité à le remplacer par Antoine MENU, resté fidèle à la Constitution. Les deux vicaires dénoncent également leur propre engagement et sont aussitôt chassés.

L’église reste donc, au moins provisoirement, à la disposition de la paroisse mais les bâtiments mitoyens, vendus comme biens nationaux, deviennent la propriété du sieur Vincent JANVIER qui y installe une fabrique d’acide. Fin octobre 1792, le directoire municipal de Lyon décide de supprimer le service divin et la chapelle devient grange à fourrage.

En août 1793, Lyon ultraroyaliste est assiégé et le clocher sert de poste d’observation aux artilleurs révolutionnaires qui tirent sur la ville. De très nombreux projectiles tombent sur le clocher du monastère. Dés le 12 août, pour punir les rebelles, un décret de la Convention détache la Guillotière de Lyon pour l’annexer à l’Isère et au district de Vienne. La municipalité recevra 500 000 livres de dédommagement pour réparer l’église, ce qu’elle se gardera bien de faire. Une semaine plus tard, une nouvelle municipalité est élue mais c’est un Comité de Surveillance, avec comme vice-président, Antoine MENU, l’ancien curé constitutionnel, qui devient le vrai maître de la commune. Il séquestre la fabrique d’acide, y installe des cours d’instruction républicaine et fait de la ci-devant église un temple à la déesse Raison.

En 1795, le Directoire restitue la Guillotière au département du Rhône, le quartier restant indépendant, mais il faudra attendre le 15 juillet 1801 pour que, par décret du Premier Consul, les anciens bâtiments du couvent soient réparés et à nouveau ouverts au culte. Ayant réussi à imposer le Concordat au Pape PIE VII, BONAPARTE veut en effet effacer les traces des excès révolutionnaires. Son oncle, le cardinal Joseph FESCH, archevêque du nouvel archidiocèse de Lyon (Rhône, Loire et Ain) fait sur mesure par son neveu, rétablit le 25 mai 1803 la paroisse de la Guillotière qui prend le nom de Notre-Dame Saint-Louis, Notre Dame pour rappeler l’église de Notre-Dame de Grâces et Saint-Louis sous le vocable duquel était placée la chapelle des Pères Franciscains de Picpus. Louis-Joseph MIDOR est autorisé à revenir et en devient le premier curé. C’est ce qui explique sa présence sur la plaque des curés du fond de l’église.

Problème : une autre église porte ce vocable dans Lyon, celle installée dans l’ancien couvent des Augustins. Bien préciser ‘de la Guillotière’ devient alors indispensable jusqu’au jour où, en 1852, la Guillotière est à nouveau rattachée à Lyon. Il faut donc insister sur N.D. St Louis de la Guillotière ou St Louis-St Vincent. C’est en 1864 que tout rentre dans l’ordre lorsque le cardinal de BONALD place l’église du bord de Saône sous l’unique vocable de St Vincent.

Sous l’Empire, l’église est petit à petit réparée des outrages de la Révolution. La nef de la Vierge avait été transformée en une série de commerces (cabarets ou ateliers) ouverts sur la rue et murés à l’arrière. Elle devient accessible depuis la Gde Rue de la Guillotière par une impasse. Le presbytère a dû s’exiler à 500 m. de là, « dans la campagne ». En 1806, la municipalité, initialement installée dans la fabrique d’acide, transfère la mairie au 1er étage du collatéral nord qui précéda notre chapelle de la Vierge. En 1817, l’abbé NEYRAT, notre 4ème curé, fait, avec l’approbation d’Henri VITTON, maire de la Guillotière, rehausser le clocher, dont l’emplacement et la base n’ont pas changé depuis l’époque des Pères de Picpus, jusqu’à son niveau actuel. Des dons privés permettent l’acquisition de quatre cloches (voir ce chapitre). L’année d’après, 1818, le Père NEYRAT décide d’organiser une mission (voir ce chapitre). Elle permettra de réinstaller une croix place de la Croix.

En 1823, la commune fait réparer le clocher et y loge la mairie. Une quête est organisée sur la paroisse pour contribuer à ce chantier du clocher. Les services municipaux et la prison y cohabiteront pendant une douzaine d’années, jusqu’à l’ouverture en 1836 de la première vraie mairie de la Guillotière place du Pont dans l’Hôtel de la Couronne (Place Gabriel Péri actuelle dans le bâtiment de MacDonald).

L’année suivante, Michel CREUZET, qui a racheté les biens et terrains initialement acquis par JANVIER, revend deux parcelles de l’ex-domaine de Picpus : une première, le long de l’église de l’époque, la nef St Louis actuelle, pour 40 000 francs au conseil de fabrique de la paroisse, l’autre, sur l’emprise de l’ancienne usine d’acide, pour 63 000 francs au bureau municipal de bienfaisance pour qu’on y construise un Hospice destiné à accueillir les vieillards et indigents malades. Cet établissement sera ouvert en 1840 et accueillera très vite jusqu’à 100 vieillards. Il recevra le nom d’Hospice d’Angoulême. On y accède par la rue de Provence qui deviendra en 1868 rue de l’Hospice des Vieillards. On voit encore ce nom, barré en rouge, sur une plaque à l’angle de la Gde Rue et de la rue Claude Boyer.

Dans la foulée, en 1826, Michel CREUZET transforme l’impasse qui permet d’accéder à l’église en une rue, la rue de la Madeleine, qui traverse son domaine.

Le clocher de Saint Louis est, en 1834, un point de ralliement lors des émeutes d’avril. Au matin du jeudi 10, des barricades ont surgi en plusieurs points de la Gde Rue. Des insurgés ont forcé la porte du clocher et sonnent le tocsin. Du Fort Lamothe, l’armée leur tire dessus mais les balles ricochent sur les toits des maisons. Des tireurs se sont postés à certaines fenêtres de la rue et font feu sur la compagnie du 21ème de ligne qui, partie de la place du Pont (Place Gabriel Péri actuelle), a reçu l’ordre d’enlever les barricades. Ce n’est que le samedi 12 que les autorités donnent l’ordre de dégager la route de Grenoble au canon. Plusieurs maisons vont été détruites, endommagées ou incendiées, principalement par l’artillerie, et quand on fait le bilan en vies humaines la semaine suivante, on arrive à près de 300 morts, dont beaucoup n’avaient rien à voir avec les émeutes.

L’église chapelle N. D. Saint-Louis est devenue trop petite car la population atteint maintenant 15 à 25 000 âmes. Le curé NOALLY et le Conseil de Fabrique décident de la reconstruire en l’agrandissant. Le 6 mars 1842, le cardinal de BONALD bénit la première pierre de la nouvelle église confiée à l’architecte Christophe CREPET. Ce Christophe CREPET n’est pas un inconnu sur Lyon, encore moins sur le quartier. En effet, il est architecte-voyer de la ville de la Guillotière et il va proposer en 1845 un vaste plan pour toute la rive gauche du Rhône, aménageant de grands axes, embellissant la ville et la dotant de fontaines, de jardins, de places, d’urinoirs formant colonnes d’affichage, etc, plan qui ne sera que très fragmentairement mis en œuvre. C’est lui qui, deux ans plus tôt, avait également fait les plans de l’Hospice des Vieillards mitoyen. Il sera aussi l’architecte de l’église Saint Pothin dont la construction, en 1843, va priver N.D. St Louis d’une partie importante de son territoire.

La nef St Louis fut bâtie en premier, à droite de l’ancien édifice. Elle servit à son tour d’église pendant qu’on édifiait la nef centrale et la nef de la Sainte Vierge. Le peintre lyonnais Louis GUY fut chargé d’illustrer la vie de St Louis par le vitrail.

Malheureusement, les perturbations politiques engendrées par la Révolution de 1848 firent que l’église, terminée en 1847, ne fut consacrée par Monseigneur PLANTIER, évêque de Nîmes, (son père était paroissien de Saint-Louis), que le 20 novembre 1855. C’est cette même année que FABISCH installa sa statue de N.D. de Grâces sur l’autel de la Ste Vierge.

La nouvelle église est maintenant placée entre la rue de l’Hospice des Vieillards (Claude Boyer actuelle), la rue de la Madeleine et la rue de la Guillotière. C’est un quartier très animé avec pas moins de quinze hostelleries entre le Rhône et St Louis. Celle du Lion d’Or qui se trouvait juste en face de l’église, à l’angle de la Gde rue et de la rue Créqui voit son existence attestée dés le XVème siècle et celle de l’Aigle, au 107-109, hébergea NAPOLEON la nuit du 10 mars 1814 à son retour de l’île d’Elbe.

L’espace jardin qui longe l’église sur la Grande Rue de la Guillotière s’est appelé de 1837 à 1855 Place des Pères, puisque ce terrain appartenait aux pères de Picpus. On y installa après la seconde guerre mondiale une bascule publique qui subsistera jusque dans les années 60.

En 1845, l’Hospice de Vieillards se dote d’une chapelle qui sert aujourd’hui de gymnase à nos pompiers.

En 1856, l’église est affectée par les terribles inondations de cette année.

En 1895 et 98, des travaux de restauration sont entrepris dans l’église.

Nos voisins les pompiers prendront la place de l’hospice lorsqu’il fermera en 1923.

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